Depuis plusieurs semaines, les relations diplomatiques entre la France et les Comores sont plus que tendues. Le sujet de la départementalisation de Mayotte en est la cause. Les Comoriens s’insurgent, accusent la France de déclarer ainsi la guerre aux Comores, mais acceptent en même temps 165 000 euros de cette dernière pour mener à bien des projets infrastructurels.
« le projet d’organiser un référendum dans l’île comorienne de Mayotte constitue en soi une déclaration de guerre ». C’est en ces termes plus qu’explicites qu’Ibrahim Mohamed Sidi, député comorien, avait réagit à propos du référendum pour la départementalisation de Mayotte en mars 2009. Depuis, et même avant d’ailleurs, les relations entre la France et les Comores se sont refroidit pour même devenir glacées.
Or, le 10 novembre dernier ont été signé à l’Ambassade de France à Moroni 8 conventions pour financer des projets de reconstruction, d’acheminement en eau, ou encore de constructions d’une école publique pour un total de 165 000 euros. Cette dotation de la part de la France n’a pas le moins du monde dérangé le Gouvernement de l’Union des Comores qui a pris l’argent sans sourciller.
C’est certain que les projets consignés dans la convention sont pour le bien de tous les comoriens. Mais il est quand même étonnant de constater qu’un pays qui déclare la guerre à un autre accepte ensuite de l’argent de ce dernier. En outre, la France tenterait-elle par cette donation de réchauffer des relations diplomatiques qui en auraient bien besoin ?
Le Gouvernement Comorien devrait tout de même revoir sa copie : on n’accuse pas un pays de vouloir rentrer en guerre et ensuite accepter de ce même pays une sommes conséquente d’argent. Soit on va jusqu’au bout de ses opinions, soit on modère ses propos. Cette position « entre-deux » les fait passé tout bonnement pour des profiteurs.




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