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Comores : nouvelle incident diplomatique avec Mayotte

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Cela fait maintenant trois semaines que le dernier naufrage d’un kwassa kwassa a eu lieu au large de Mayotte. Une semaine plus tard, le 26 novembre, la façon dont les naufragés décédés ont été enterré a fait alors pas mal de bruit dans la presse. Aujourd’hui, le gouvernement comorien a demandé expressément à la France des explications. Une nouvelle tension dans les relations Comores – France.

Le 20 novembre dernier, 14 clandestins comoriens sont morts dans une traversé de plus d’un kwassa kwassa au large de Mayotte. En tout, il y a eu 12 rescapés, 7 disparus, et 14 corps repêchés. Les rescapés ont été reconduits à la frontière comorienne. Mais qu’est-il advenu des corps des 14  malheureux naufragés ? D’après des sources diverses, comme les membres de la CCCP (Coordination pour la concorde, la convivialité et la paix), ou encore des journalistes présents sur les lieux, l’exhumation s’est fait en catimini, et les autorités françaises auraient tout bonnement enterré les corps dans une fosse près du cimetière sans plus de cérémonies.

Le gouvernement comorien demande aujourd’hui à la France son compte-rendu de cette exhumation. Elle a donc convoqué Luc Hallade, ambassadeur de France aux Comores. Ce dernier a refusé la convocation et à fait parvenir un message aux médias où il dément tout ce qui a été dit dans la presse concernant cette enterrement scandaleux : « "Mesdames, Messieurs (…) Je pense qu'avant d'établir et de diffuser de tels communiqués "vengeurs", vous devriez aller à la source demander des explications, que l'on vous fournirait bien volontiers. Un rapport de police établit clairement que, contrairement aux allégations d'une certaine presse peu fiable, l'enterrement des corps (…) s'est fait dans des conditions respectueuses des morts et des préceptes religieux".

Les journaux concernés par cette attaque directe sont Malango et Mayotte Hebdo. Ces derniers se défendent donc, et Malango a publier sur son site internet une mise au point de la Rédaction : « Enfin, au-delà de la forme, plusieurs questions restent en suspens, le rapport de police n'y répondant pas : pourquoi des membres de la communauté comorienne ont été empêchés par les autorités d'assister à l'inhumation ce 26 novembre ? pourquoi des membres de l'association CCCP, qui s'occupe à chaque naufrage de trouver un cimetière pour les corps, n'ont pu témoigner des conditions dans lesquelles elle s'est déroulée ? pourquoi la presse n'a pu y assister, alors qu'il lui était possible de respecter le droit à l'image des employés de la société en les "floutant" sur les images ? pourquoi le "fundi" évoqué par le rapport de police est arrivé après l'inhumation, par "le bas" ? »

Le bras de fer entre la presse et l’ambassadeur de France est donc tendu. De même, l’ambassadeur de France Luc Hallade aurait plutôt dû s’entretenir avec le gouvernement comorien, comme ce dernier le lui avait demandé, plutôt que d’intervenir en envoyant un courrier aux médias. Les relations France – Comores ne sont donc pas sur le point de se calmer, et on peut dire pour cette fois que la France semble tirer mauvaise figure de cette triste histoire d’exhumation.

 

Auteur : Nadjim
Catégorie : Politique
Publié le 13 décembre 2008 à 10:08:53
Article lu 1554 fois

Note: 2.8/10 (4 votes)


COMMENTAIRES L'auteur Rédacteur Invité

Mélange des genres!?
Je ne vois pas quel rapport direct, il peut y avoir entre les évènements relatés de façon très approximative dans cet article, et la résolution de l'ONU datant de 1993, dont nous gratifie, Soidik. Il faut quand même éviter de tout mélanger, et ne pas profiter de ce terrible drame pour régler d'autres comptes. On doit au moins ça aux disparus.

Par Souk Khan   Le 14-12-2008 à 11:48 Signaler un abus

RESOLUTIONS DE L ONU
LA France DOIT RESPECTER ELLE AUSSI LES RESOLUTIONS DES NATIONS UNIES Quarante-huitième session. Point 25 de l'ordre du Jour RESOLUTION ADOPTEE PAR L'ASSEMBLEE GENERALE [Sans renvoi à une grande commission (A/48/L.48)] 48/56 Question de l'Ile Comorienne de Mayotte L'Assemblée Générale, Rappelant ses résolutions : 1514 (XV) du 14 décembre 1960, contenant la déclaration dur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, et 2621 (XXV) du 12 Octobre 1970, contenant le programme d'action pour l'application intégrale de la Déclaration, Rappelant également ses résolutions antérieures, en particuliers les résolutions: 3136 (XXVIII) du 14 décembre 1973, 3291 (XXIX) du 13 Décembre 1974, 31/4 du 21 octobre 1976, 32/7 du 1er Novembre 1976, 34/69 du 3 Décembre 1982, 39/48 du 11 décembre 1984, 43/14 du 26 octobre 1988, 44/9 du 18 Octobre 1989, 45/11 du 1er novembre 1990, 46/9 du 16 Octobre 1991, 47/9 du 27 Octobre 1992 dans lesquelles elle a notamment affirmé l'unité et l'intégrité territoriale des Comores. Rappelant, en particulier, sa résolution 3385 (XXX) du 12 Novembre 1975, relative à l'admission des Comores à l'Organisation des Nations Unies, dans laquelle elle a réaffirmé la nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comore, composé des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli. Rappelant en outre que, conformément aux accords, signés le 15 Juin 1973, entre les Comores et la France, relatifs à l'accession des Comores à l'indépendance, les résultants du référendum du 22 décembre 1974 devaient être considérés sur une base globale et non île par île. A/RE/48/56 Convaincue qu'une solution juste et durable de la question de Mayotte réside dans le respect de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores, Convaincue également qu'une solution rapide du problème est indispensable pour la préservation de la paix et de la sécurité qui prévalent dans la région, Ayant à l'esprit de la volonté exprimée par le Président de la République française de rechercher activement une solution juste à ce problème, Prenant note de la volonté réitérée du Gouvernement comorien d'engager dans les meilleurs délais un dialogue franc et sérieux avec le Gouvernement français en vue d'accélérer le retour de l'île comorienne de Mayotte au sein de la République fédérale islamique des Comores, Prenant acte du rapport du Secrétaire général 1_/, Ayant également à l'esprit les décisions de l'Organisation de l'unité africaine, du Mouvement des pays non alignés et de l'Organisation de la Conférence islamique sur cette question, 1. Réaffirme la souveraineté de la République Fédérale Islamique des Comores sur l'île de Mayotte, 2. Invite le Gouvernement français à respecter les engagements pris à la veille du référendum d'autodétermination de l'archipel des Comores du : 22 Décembre 1974 pour le respect de l'unité et de l'intégrité territoriale des Comores, 3. Lance un appel pour que soit traduit dans les faits la volonté exprimée par le Président de la république française de rechercher activement une solution juste au problème de Mayotte ; 4. Prie instamment le Gouvernement français d'accélérer le processus de négociation avec le Gouvernement comorien en vue de rendre rapidement effectif le retour de l'île comorienne de Mayotte dans l'ensemble Comorien ; 5. Prie le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies de maintenir un contact permanent avec le secrétaire général de l'Organisation de l'Unité africaine sur ce problème et d'offrir ses bons offices dans la recherche d'une solution pacifique et négociée du problème. 6. Prie également le secrétaire général de lui faire rapport à ce sujet lors de sa quarante-neuvième session ; 7. Décide d'inscrire à l'ordre du jour provisoire de sa quarante-neuvième session la question intitulée «Question de l'île comorienne de Mayotte ». 76ème séance plénière 13 décembre 1993. ___________ 1_/ A/48/4 Source : http://wongo.skyrock.com/

Par Soidik   Le 13-12-2008 à 23:07 Signaler un abus
   

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