Le ministre de la Sécurité de l’île autonome Ngazidja (Grande Comore) de l’Union des Comores a appelé à la télévision la population de son île à s’en prendre au Anjouanais résidant à Ngazidja. Si les politiques s’y mettent aussi, comment l’Union des Comores pourra-t-elle un jour arborer fièrement son nom ?
Ce sont des propos tout à fait inacceptables qu’a tenu Abbas Mhadjou, ministre de la Sécurité intérieure de Ngazidja. C’est à la suite d’un passage à tabac d’un policier de Ngazidja par deux soldats anjouanais que Monsieur Abbas Mhadjou a ainsi appelé à la haine et à la violence à la télévision. C’est cette même personne qui avait demandé que tous les anjouanais résidant à Ngazidja devraient être en possession d’une carte de séjour.
Heureusement, le gouvernement de Grande Comores a engagé une procédure judiciaire à son encontre, et Abbas Mhadjou a été convoqué par la gendarmerie pour qu’ils l’entendent sur ces propos d’incitation à la haine. Cependant, Abbas Mhadjou a refuser de se rendre à cette convocation, prétextant une immunité en tant que ministre. Il a donc demandé à être entendu à son bureau, ce qu’on fait les gendarmes. D’après Faissoili Abdou du journal Malengo, ces derniers seraient repartis accompagner du ministre.
Il faut absolument que de tels propos soient sanctionnés par la justice, surtout quand ils proviennent d’un homme politique, ministre de la Sécurité Intérieure. Jamais les Comores ne pourront être unifiées dans la paix si les hommes au pouvoir appellent ainsi leur population à la haine envers les uns les autres. C’est à cause de personne comme Abbas Mhadjou que des violences raciales ont encore lieue bien trop souvent entre les populations des îles de l’Union des Comores.




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