Le 26 décembre dernier, le ministre de la Sécurité de l’île autonome Ngazidja (Grande Comore) avait ouvertement appelé à la haine raciale lors d’une émission de télévision. L’affaire a fait grand bruit, et continue de faire parler d’elle sur place ; c’est pourquoi les ministres du gouvernement de Ngazidja on tenu à affirmer leur soutien à leur collègue, ainsi que de relativiser ses propos.
C’était pourtant clair : Abbas Mhajou, ministre de la Sécurité intérieure de Ngazidja, à ouvertement et publiquement appelé à la haine et à la violence, en demandant aux habitants de l’île à s’en prendre aux Anjouanais résidant à Ngazidja lors d’une émission de télévision. Comment peut-on arriver maintenant à relativiser de tels propos ?
C’est pourtant ce qu’on tenter de faire 3 ministres du gouvernement de Ngazidja, respectivement ceux de l’économie, des finances et de la sécurité intérieure. Lors d’une conférence de presse de deux heures, ils n’ont pas hésité à reporter la faute sur l’Union des Comores qui tente de destituer toujours un peu plus le pouvoir des îles indépendantes (quel est le rapport ?), ainsi que d’affirmer leur mécontentement face à la procédure judiciaire qui a été engagé contre leur collègue. En bref, les 3 ministres ont tenté pendant deux heures de faire passer la faute sur l’Union des Comores tout en démystifiant les propos tenus par Abbas Mhajou.
Espérons que la justice sera plus objective et juste envers cette affaire que la façon dont ces 3 ministres ont tenté de défendre piteusement leur collègue. Mais personne n’est dupe, fort heureusement.




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