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Didier Leberre témoigne du calvaire de l'A310 de la Compagnie Yemenia

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Avant le crash du 30 juin dernier, la compagnie Yemenia avait, selon l’Héraultais Didier Leberre, déjà connu d’inquiétants incidents. Cet entrepreneur de Lattes, passager de cette compagnie, a lui aussi été confronté à un atterrissage forcé sur un avion de la Yemenia. Récit.

« L’avion s’est posé sur une seule roue du train arrière. Le nez de l’appareil, qui faisait l’essuie-glace, a touché le sol 20 secondes plus tard ! L’hôtesse, ceinture bouclée, s’est mise à pleurer. C’était la panique. L’avion a fini sa course en travers de la piste »… Didier Leberre, 49 ans, un spécialiste du 4X4, installé à Lattes, près de Montpellier, n’est pas près d’oublier cette éprouvante matinée du 19 février 2008 à bord d’un airbus de la compagnie Yemenia Airways. Il est presque

certain que ce même appareil s'est abîmé, le 30 juin dernier, au large de l'archipel de l'océan Indien, avec 153 personnes à bord.

Aux Comores, Didier s’y est rendu à quatre reprises pour son commerce de pièces détachées qu’il expédiait par conteneurs. « Le 19 février, je suis parti avec un collègue montpelliérain qui faisait son baptême de l’air. On s’est envolé de Marseille et on a changé d’appareil à Sanaa. Comme toujours sur cet itinéraire », dit-il. Les 110 passagers du vol sont ensuite embarqués dans l’un de ces appareils qui transporte les Comoriens vers Moroni. Une escale technique à Djibouti est prévue.

« Au bout de trois heures de vol, l’hôtesse nous a dit : il y a un problème technique, on va rallier Djibouti. L’airbus a tourné autour de l’aéroport après avoir largué son kérosène. Il s’est posé en catastrophe », se souvient Didier, conscient que l’« avion poubelle » allait se transformer tôt ou tard en « cercueil volant ».

Ses souvenirs laissent pantois : « Les équipements électriques fonctionnaient mal. Les lumières s’allumaient, s’éteignaient, sans arrêt. Idem pour les écrans. Les compartiments à bagages s’ouvraient à tout bout de champ. Les sièges étaient mal fixés ». La suite de l’aventure rend perplexe : « On a attendu une demi-heure dans l’avion immobilisé en milieu de piste, bloquant l’accès d’autres avions. L’équipage s’est éclipsé, sans commentaires. Il était trois heures du matin. Dans l’aéroport de Djibouti, on nous a fait patienter plusieurs heures, sans explications. Sans eau, dans un premier temps ».

Selon Didier Leberre qui a recueilli des témoignages, « les Comoriens présents dans l’avion avaient déjà vécu ce genre d’expédition ».

Ce 19 février 2008, vers 7 heures du matin, les 110 passagers de l’airbus de l’angoisse ont embarqué sur un autre appareil, du même acabit, en direction des Comores. « A propos de l’incident qu’on venait de vivre, on nous a parlé d’un problème de commandes. On a fini par se poser à Moroni. La piste, ça ressemble à une décharge publique. »

Auteur : So. Hwoussewesso
Catégorie : Médias
Publié le 14 juillet 2009 à 12:00:59
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