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Election législatives : L’heure de vérité est-elle venue ?

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Voici quelques temps déjà que les rumeurs se faisaient de plus en plus pressantes. Aujourd‘hui, dans l’archipel des sultans batailleurs on en a parle qu’une seule chose : Les élections législatives. A noter que depuis l'achèvement du pouvoir parlementaire, des îles autonomes comme de l’Union dès le début de ce mois de Juin,  un manque d’honnêteté et de vertu vivote. Aucune disposition n‘étant encore prise pour mander le corps électoral pour le renouvellement de ces derniers. Mais, elle ne devrait pas être loin…

À quelques jours des élections législatives, le système politique comorien privilégie le dialogue permanent entre les partis. Le pays a-t-il trouvé sa voie normale en pratiquant une démocratie certes lénifiée, mais horrifiée ?

« Aux Comores, nous avons un espace athlétique sur lequel chacun court dans la même direction. Ce qui n‘empêche pas que certains soient plus forts que d‘autres. Nous voulons que la prochaine compétition reste ouverte et chacun y va avec ses moyens. S‘il y a vraiment compétition ! Nous voulons aussi une opposition digne et forte pour donner vie à notre démocratie… » C‘est ainsi qu‘Ali Djibaba, animateur d’un colloque de concertation des formations journalistiques, définit le fonctionnement du système politique de son pays.

Pour le parlementaire sortant et membre actif d’un Parti politique, A. A. S. (qui souhaite garder l’anonymat), « Ici, la démocratie n‘est pas comprise comme l‘exercice du pouvoir par une majorité issue des urnes au détriment d‘une minorité. Ni comme un affrontement permanent entre deux camps antagonistes. Ici, s‘il y a un parti majoritaire, en l‘occurrence la mouvance présidentielle, le sphère politique qui soutient un seul homme, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi ;  la notion d‘opposition, au sens classique du terme, n‘a aucun sens ».

Alors le temps de légiférer est venu. Ce magnifique instrument politique, cet outil idéologique constitue l'aventure à vivre au sein d’une société probe et vénérable. Ce moment est particulier pour chaque projet de fond que les uns et les autres proposeront. En tout cas, il part souvent d'un constat engageant. Toutefois, rien ne sert de courir car il sera nécessaire d'être solide dans le message politique annoncé en martelant que la force de nos valeurs réside dans ce que nous appelons toujours, un combat fraternel pour la liberté, pour l'émancipation de l'archipel, contre les discernements en tout genre et pour l'égalité des droits.

Depuis, le jeudi 11 juin 2009, une campagne de révision des listes électorales a débuté à Moroni, dans l’attente des prochaines élections législatives. La besogne de procréer des listes électorales, qui visiblement doit prendre fin le 21 ou 22 juin, va mettre sur pied à répertorier les nouveaux majeurs et à égratigner toute personne disparue ou décédée. Cet ajustement des listes électorales révèle que les élections législatives pourraient se tenir dans les meilleurs délais.

Le consensus et le droit à la différence

Il est normal pour les composantes de l’opposition plurielle de jouer leur musique, car c‘est pour eux le seul moyen d‘exister. L‘opposition perçoit judicieusement  que les futurs députés de Hamdramba auront entre leurs mains, la lourde tâche. Engendrer la convoitise du pouvoir actuel de s’accrocher à tout prix à Beit-Salam au-delà de Mai 2010. Alors on se calme, et on travaille pour les législatives, qui sont loin d‘être perdues. Mais maintenant, on joue la coopération avec toutes les composantes de la majorité plurielle. On met le bilan en avant ... car toutes les composantes ont a perdre dans les dissensions.

C‘est la constitution, faite pour un homme et une situation, qui a une fois de plus montré sa faiblesse. C‘est une construction intellectuelle dont les hypothèses ne correspondent nullement à la réalité de sa mise en œuvre par les citoyens. Mais, pour le moment, elle est ce qu‘elle est, et en discuter peut être ou doit être remis à plus tard. Nous avons quelques semaines tout simplement pour éponger le lait, ramasser les morceaux du pot, et repartir sur une bonne base. Quelques semaines ... C‘est court, mais c‘est aussi long. Tout va dépendre des troupes, mais aussi de l’image des hommes. Nous savons que les troupes seront à la hauteur.

Nouvelle orientation ?

L‘enjeu des prochaines élections législatives aux Comores se résume en une bataille entre la persistance d‘un pouvoir et le challenge d’une antipathie qui se réveil. D‘un côté, les hommes du président imaginent le prolongement possible de leur règne à travers les futures parlementaires. De l‘autre, tous les anti-sambistes se retrouvent sans condition derrière un seul objectif, former ensemble une coalition sincère pour tacler l’intolérable. Présenter un projet d’union et défendre de gré ou de force la démocratie d’un pays qui risque de se retrouver dans le chaos en cas de faux pas. L‘ensemble de l’opposition dispose désormais de peu de jours et de nuits pour mettre en place une stratégie unitaire pour les semaines à venir qui s‘annoncent combatives. Tout cela se négociera sans doute au plan national, mais le local a aussi son rôle à jouer. Circonscription par circonscription, en fonction de l‘état des forces, en fonction des candidats présents, des stratégies adaptées sont à concevoir. Il faut se présenter unis dans le respect des diversités et c‘est possible si on se donne pour objectif premier d‘être concret et pratique.

Il y a des femmes et des hommes qui marquent leur environnement et leur époque, il y en a d'autres qui marquent surtout les esprits mais dans des circonstances différentes. En politique, l'alliance de la loyauté et de la clairvoyance, c'est à dire l'engagement de tenir parole envers des Hommes et sur des projets publiquement, est une chose cruciale dans toutes sortes de relations, que l'on pourrait appeler enseignement. Elle détermine souvent la qualité et la confiance que l'on peut accorder à un homme politique, sur des bases concrètes et solides.

La candidature

Une fois que l'on choisi de se porter candidat et que nos projets de vie s'y rattachent ou s'y confrontent, que nos fiertés s'exacerbent, autant en assumer la ligne directrice et garder l'honnêteté d'agir tel que nous l'avions prévu devant l'ensemble des personnes qui nous ont fait confiance. Celui qui par ses convictions profondes s'est engagé à défendre au delà de son propre parti, son idéal humaniste dans différentes structures et instances. 

Etre représentatif en démocratie durablement pour créer le changement convenable, impose des choix de vie, une discipline politique, des sacrifices, de la sobriété et de l’humilité. Pourtant, si tout ne se mêle et ne se confond pas au détriment de l'intérêt général et d'une vision impliquée de la réalité sociale, devenir un énième baron, plus commode et tout aussi ordinaire que les autres est moins une force que le fait de vouloir prendre le temps de faire éclore de nouvelles générations, de prendre le risque de la confrontation et de l'émulation sur un territoire. La démocratie ne vivant plus, ne progressant pas. Celle-ci n'est pas un risque, elle est une chance et une valeur à promouvoir largement avec courage et passion.

Rassembler les âmes de l’adversité, réveiller l'esprit critique et crucial des comoriens, voilà un défi que nous  devons relever pour les Comores, afin de concrétiser une politique au service d'un idéal humain et redonner confiance en la politique par l'adhésion citoyenne à un projet de société cohérent, d'harmonie civile et de partage historique.

Même si aujourd'hui, nos âmes se troublent, elles sauront toujours se définir par rapport à la justice et s'abreuver dans le puits de la liberté.

La maturité politique 

Aux yeux des comoriens, l‘alternance reste toujours un signe de bonne santé démocratique. Envisager de ne pas voter pour éviter une cohabitation, c‘est stupide et irresponsable. Si la cohabitation est néfaste, il faut changer l’organisation. Mais ce n‘est pas a nous d‘abandonner nos droits une deuxième fois, après les avoir perdus une première fois pour des raisons énigmatiques. Alors, continuer à dire que l‘on va voter pour Super Menteur plutôt que pour Super Facho est un comportement imbécile. L'attente et les aspirations des jeunes surtout sont grandes et généreuses, et c'est ainsi que nous ne devrons point les décevoir de nouveau lors des prochaines échéances électorales.

Faire de la politique c‘est faire progresser ses idées en tenant compte de la réalité du terrain. Il est temps qu‘on s‘y mette !

En ces temps où l‘orage gronde, il ne faudrait pas se tromper une fois encore dans les priorités, et avoir nos réflexions mélangées par nos peines tant réelles. Il s‘agit aussi d‘une certaine idée de la dignité.



                                                                                                                                                                       So. Hwoussewesso

Auteur : So. Hwoussewesso
Catégorie : Politique
Publié le 18 juin 2009 à 07:49:04
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So. Hwoussewesso

So. a une ligne de conduite préférée, se subordonner à ses passions. En permanence révolté et insatisfait face à l’ordre établi. L’émancipation comme raison et l’ac...



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