Depuis la création de sa Constitution en 2001, l’Union des Comores (composée des îles de Mohéli, Anjouan et la grande Comore) ne cesse de dépenser de l’argent pour maintenir sa démocratie. C’est ainsi que le pays a contracté une dette de 297 millions de dollars…
Pour mieux comprendre les raisons de ce panier percé qu’est le fonctionnement économique de la démocratie aux Comores, il faut expliquer en premier comme ça marche :
Chaque île a son propre Gouvernement et son propre Président, le tout régi sous l’Union des Comores dont le Président est alternativement l’un des trois îles. « Dans un pays pauvre comme le nôtre, qui n’exporte presque rien, nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir autant d’institutions ; c’est tout simplement trop coûteux. À l’heure actuelle, nous avons une assemblée dans chaque île, un président dans chaque île, et nous dirigeons un seul pays en dépensant pour quatre. Nous devons réduire le nombre de ces institutions », a déclaré Abdourahim Said Bakar, ministre de l’Information.
Effectivement, 297 millions de dollars, c’est 63 % du PIB des Comores. De plus, les frais de fonctionnement de cette démocratie complexe représentent 80% du budget annuel de l’Union des Comores ! La seule solution, serait une réforme de la Constitution de 2001, pour mieux adapter le fonctionnement politique de l’Union des Comores par rapport à son coût.
Mais survient le problème des fonctionnaires… En effet, aux Comores le chômage fait rage, et les 3 gouvernements des îles sont les premiers employeurs.
De plus, entre les Présidents de chaque île, l’entente n’est jamais vraiment cordiale. Comment vont-ils arrivez à s’entendre sur une potentielle refonte de la Constitution des Comores, sans ébranler la relative et fragile paix que le pays connaît actuellement ?




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