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La fouille de la zone du crash de l'Airbus 310 se poursuit

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Les recherches se poursuivent ce matin dans la zone du crash de l'Airbus 310 de la compagnie Yemenia Airways au large des côtes de l'île de la Grande-comore (au nord), sans grand espoir de retrouver des survivants. D'importants moyens navals et aériens, mis à disposition par la France et les Etats-Unis notamment, ont de nouveau été "déployés" , plus de 48 heures après la catastrophe, pour tenter de localiser d'éventuels survivants, de même que les corps des victimes et les boîtes noires de l'appareil, selon la porte-parole du Croissant Rouge, Mme Ramulati Ben Ali.

Dérives probables...

" Si on a autant de mal à récupérer des corps, c'est parce que l'avion est à une profondeur de 300 à 400 mètres et qu'il est dans une position difficile d'accès. Les corps qui auraient pu être récupérés ont dû dériver à cause du mauvais temps et d'une mer mauvaise ", a expliqué Mme Ben Ali.

" A partir d'aujourd'hui, des plongeurs professionnels français et américains vont effectivement travailler ", a-t-elle précisé. A ce jour, seule la jeune Bahia, a été retrouvée vivante, sauvée après avoir passé " près de 12 heures " dans l'eau, agrippée à un débris de l'appareil.

152 passagers et membres d'équipage

Cent cinquante deux autres passagers et membres d'équipage étaient à bord de l'Airbus A310 qui s'est abîmé dans la nuit de lundi à mardi, après une vaine tentative d'atterrissage.

Le président de retour

De son côté, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le président de l'Union des Comores, fédération regroupant les trois îles de cet archipel pauvre de l'océan Indien, a regagné son pays  dans la nuit, écourtant sa participation au 13e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) qui s'est ouvert mercredi à Syrte en Libye.
 
Le chef d'Etat a tenu une première réunion dans l'enceinte de l'aéroport et a notamment été informé des derniers développements des opérations de secours par le chef d'état-major par intérim de l'armée.

"Tout le monde savait..."

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, interrogé à Dakar, a répondu à ces critiques: " l' avion a été interdit de vol dans notre pays, tout le monde le savait, hélas".
 
Peu après l'accident, la France a rapidement pointé du doigt les "défauts" de l'A310 de Yemenia, qui était interdit de vol en France depuis 2007.  "Ce n'est pas une question de vengeance, ce n'est pas une question de responsabilité. Soixante-six Français sont morts et beaucoup de Comoriens, beaucoup plus encore, et j'exprime à toutes les familles ma profonde tristesse", a ajouté M. Kouchner.

Auteur : So. Hwoussewesso
Catégorie : Médias
Publié le 03 juillet 2009 à 07:59:40
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So. Hwoussewesso

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